Dans les profondeurs de Paris

Samedi 24 et Samedi 31 janvier, ArkéoTopia a entraîné dans les profondeurs de la terre parisienne les adhérents et les curieux qui souhaitaient explorer la carrière des Capucins sous l'hôpital Cochin.
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Même si les origines des carrières de Paris remontent pour les plus anciennes à l'époque gallo-romaine (la colline Sainte-Geneviève (5e) pour le calcaire et la butte Montmartre (18e) pour le gypse), ces deux visites furent l'occasion d'un voyage dans un passé récent, principalement XVIIIe et XIXe s.

Les intervenantsAprès une première descente et une visite un peu rapide où ArkéoTopia a trouvé ses marques avec la SEADACC (Société d'Études et d'Aménagement des Anciennes Carrières des Capucins) et son Président Philippe Thévenon, la seconde fut à l'inverse particulièrement longue sous la verve et les connaissances de Jean-Michel Vitry, son Trésorier.

Animés par Jean-Olivier Gransard-Desmond, Président d'ArkéoTopia et archéologue indépendant, les représentants de la SEADACC firent découvrir aux visiteurs le métier de carrier et ses associés (conducteurs, charretiers, ingénieurs, inspecteurs des carrières, plâtriers...).

Une grande roueSans faire une présentation exhaustive, l'accent fut mis sur les différents outils à disposition du carrier et leur fonction. C'est ainsi qu'un panel des outils fut présenté comportant les pics et leurs différentes pointes (à rebours, escoude...), les lances, les marteaux (masse, panard, massette...), les coins, les éclairage, les échelles, etc. Jean-Michel Vitry mit en lumière la relation entre la carrière des Capucins et certains monuments de Paris telle que l'église Saint-Séverin construite dans son ensemble avec les pierres extraites des Capucins.

Les tunnels d'inspectionCe fut aussi l'occasion pour les participants de découvrir les risques que représentent les anciennes carrières, et en particulier les carrières de gypse du nord parisien, avec les accidents dus aux fontis et l'importance du rôle de l'Inspection Générale des Carrières (IGC) toujours d'actualité ainsi qu'en témoigne la page L'Inspection Générale des Carrières du site Internet de la Ville de Paris.

L'épure de la fontaineToujours fidèle à son objectif de mise en valeur de la recherche archéologique et des organismes afférents, ArkéoTopia n'a pas manqué de faire connaître le rôle de conservation et de valorisation de la SEADACC.
Si la recherche archéologique n'est donc pas le point central de cette association, les archéologues cataphiles auraient tout intérêt à s'en rapprocher. En effet, elle détient de véritables trésors d'images et d'archives sur les carrières et les catacombes qui mériteraient d'être publiés.

Le muséeÀ l'heure de l'informatique, il est fort dommage que ces ressources n'aient encore jamais fait l'objet d'analyses archéologiques, les connaissances restant principalement d'ordre historique, mais les portes sont ouvertes ainsi que le rappelle Jean-Michel Vitry. Avis aux amateurs.

 


Pour en savoir plus sur la SEADACC et son travail, vous pouvez lire cet article illustré et rédigé par la SEADACC.
Nous vous recommandons également le site Internet de la Rue des lumières.

Et pour ceux qui veulent aller plus loin, le livre de Clément Alain et Thomas Gilles, Atlas du Paris Souterrain. La doublure sombre de la ville lumière (Paris, 2001) reste une référence sur laquelle vous appuyer.
Vous souhaitez visiter les carrières. Vous êtes un groupe de 12 personnes, commandez-nous une ArkéOdyssée.

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